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Vous pensiez sans doute qu’il n’y avait qu’une statue de la liberté, puis vous en avez ensuite aperçu une autre à Paris sur l’île des Cygnes (ou ailleurs) et alors vous avez réalisé qu’il y en avait au moins… plusieurs !  En effet, elles sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne le croit et habillent des paysages très différents : on en compte au moins trois aux États-Unis, une au Japon et une à en Argentine. Toutefois, toutes ne sont pas signées et originales. À l’instar de la parisienne, celle qui surplombe le parc de Belgrano, à Buenos Aires, est une copie originale, en miniature.

Ni 40 mètres comme celle de New York, ni même 11 comme celle de Paris, celle-ci mesure à peine plus d’un mètre. Elle n’est pas non plus mise en valeur dans son coin de parc, et elle est même joliment dégradée au marqueur vert. Mais elle est originale, en témoigne la signature sur le pied. (Au contraire de celles de Las Vegas et de l’île japonaise Odaiba qui ne sont que de récentes répliques). 

Elle fut acquise par la municipalité de Buenos Aires, et fut inaugurée quelques jours avant celle de New York, en octobre 1886.

Cette petite version permet également d’avoir une idée de l’arrière de la tête de la statue de New York, bien plus difficilement observable.  

Si l’on regarde d’un peu plus près où se trouvent les différents exemplaires, originaux ou répliques, on réalise que nos statues de la Liberté ne résident que sur les continents connus pour « leader » le monde, puisque seules l’Afrique et l’Océanie n’en possèdent aucune. Si l’on agrandit la loupe, les villes en possédant une, sont tout aussi éloquentes : New York, Las Vegas, Odaiba (baie de Tokyo), Paris … et Buenos Aires ! Cette dernière n’est pas la plus évidente, mais elle fut acquise en 1886 quand l’Argentine était en bonne voie pour s’imposer mondialement.

Enfin, et non sans un peu de cynisme, on constate combien la taille de chaque reproduction semble être volontairement proportionnelle à la taille du porte-monnaie du pays détenteur. 


    Publié par Museum Tales

    Les arts, mais surtout ceux des "autres" (de peuples non européens), leurs langues et leurs cultures selon toutes leurs formes d'expressions (séries Tv, littérature, gastronomie, urbanisme, carnavals, drogues...) captivent pour 1000 raisons qui, si vous êtes ici, ne vous sont pas inconnues. "Connaître l'autre pour se connaître soit", "connaitre le passé, pour connaitre le présent"... On ne vous apprends rien. Toutefois, comment connaitre l'autre ou les passés de l’Homme d'une manière attrayante ? Peut-être par des présentations courtes et « désnobées » de faits culturels spécifiques, divers et variés, glanées dans les musées et l’Histoire du monde entier. Les arts et les savoirs liés à la culture peuvent aussi être traités par l'anecdote ou avec humour : un peu de légèreté n'entachera jamais l'art ou le fait culturel.

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