Au pays du père Noël, les Samis : le dernier peuple autochtone d’Europe.

Homme sami avec son renne en Scandinavie samie © nordic.be

Vivant avec ses rennes en Laponie, notre cher bonhomme rouge Coca-Cola ressemble fort aux Samis (en serait-il un?), ce peuple ancien et longtemps méprisé que forment les plus communément dénommés « lapons ». Mais qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Comment vivent-ils ? Pourquoi les méprisa-t-on ? Que reste-t-il de leur culture ? Partons donc à la rencontre de ce peuple pour voir ce qu’il en est. 

La Scandinavie est habitée des Suédois, des Norvégiens, des Finlandais, des Islandais également… mais aussi du peuple sami qui s’établit tout au nord, proche du cercle polaire.

© Anne-Sophie Rodet pour Expemag.com

Nous n’appellerons plus cette région Laponie tel qu’il est normalement fait, mais Sápmi, tel que les habitants eux-mêmes la nomment. Le terme « lapons » qui les désigne improprement leur fut adressé en guise d’insulte : « Lapp » en suédois se disant de ceux qui se vêtissent de haillons, de ceux qui sont « incultes » ou encore, de ceux qui sont « stupides ». 

Par conséquent, utiliser « Laponie » reviendrait à parler de « stupidland » ou de « terre des gens miséreux», voire presque à évoquer l’Afrique telle la « Négronie ».

Aucune raison donc d’utiliser cette appellation raciste et péjorative donnée par leurs oppresseurs dans le but de les marginaliser. Eux se surnomment plutôt les « fils et filles du Soleil ». C’est tout de même plus sympa, non ?

Et ils ont bien le droit de choisir le nom de leur territoire puisqu’ils arrivèrent les premiers ! Certains universitaires font remonter l’existence de ce peuple à l’âge de pierre, il y a environ 10 000 ans.

Premiers arrivés, derniers partis ? Autre point clef de cette culture : elle est la dernière population autochtone (ou indigène) d’Europe, et malgré les discriminations qu’elle subit, elle persiste bel et bien aujourd’hui avec environ 80 000 représentants. 

La moitié réside en Norvège tandis que le reste de la population se trouve non loin, en territoire, finlandais, suédois, mais aussi russe (sur la péninsule de Kola exclusivement).

À quand remonte ce peuple ? Bonne question ! Leur nomadisme et les disparités de langues brouillant facilement les pistes, on ne saurait le dire avec exactitude. Une chose est sûre néanmoins, ils investissaient déjà le territoire lorsque les premiers chrétiens débarquèrent chez eux et ceci, depuis très longtemps puisqu’ils sont décrits telle une vieille nation sur le déclin.

Famille samie en Norvège entre 1890 et 99 © Edwin H. Husher. © Detroit Publishing Company, via WorldDigitalLibrary.

Qui sont-ils et que font-ils ? Ils forment depuis toujours une communauté se dédiant soit à la pêche, et alors ils vivent en petits villages restreints, soit à l’élevage de rennes (la « renniculture »), et dans ce cas ils sont nomades. Ils prirent en effet l’habitude de suivre le rythme annuel des troupeaux et notamment la migration d’été. Ceci est plus sain, plus naturel et bénéficie aux deux parties. Toutefois, les conditions du nomadisme étant plus précaires et bien moins adaptées au monde actuel, cela changea considérablement ces soixante dernières années et la sédentarisation est désormais la commune mesure.

Les nomades s’abritaient dans des tipis (oui) en peau de renne nommés « lavut ». Ces logis éphémères, à peine modernisés, sont encore utilisés lors des périodes de transhumance.

Ils sont plus proches de tipis des Indiens d’Amérique que des « Igloos » dans lesquels vivent les Inuits et les Yupiks (connus sous le terme plus générique d’esquimaux) qui partagent pourtant le même climat.

Nils Peder Gaup, Sami de Norvège, se repose dans la toundra © Erika Larsen pour National Geographic.   

Mode de vie. Aujourd’hui, les activités des Samis se sont diversifiées. Sans compter ceux ayant rejoint les villes et les modes de vie que celles-ci entraînent, le Samis se sont surtout tournés vers le commerce de viande et de poissons, ainsi que vers le tourisme ou la création de petits artisanats d’objets-souvenirs. 

Ce dernier est un dérivé, moins noble, du « duodji » ou grand artisanat d’art, via lequel la communauté samie continuent à produire tout le nécessaire à une culture : habits (en tissu, cuir ou en peaux animales), bijoux et parures, attelages et traineaux, instruments de musiques et utilitaires en bois (couteaux, couverts…) Remarquables tailleurs de bois, ils se distinguèrent longtemps dans l’art naval !

« Rennes samis dans leur enclos » © Lev Fedosseïev/TASS

Aussi le renne demeure-t-il un élément clef de ce peuple qui possède légalement plus de la moitié des troupeaux vivant en terres sápmies. À la manière des cowboys avec leurs bovins, des Gauchos de Patagonie avec leurs chevaux, ou encore des Quechuas avec leurs lamas, les troupeaux ne sont pas gardés en un lieu fixe, mais laissés libres et chaque famille d’éleveurs appose sa marque au fer sur les animaux lui appartenant.

La famille Gaup se réchauffe en prenant un café. Ils s’apprêtent à traverser la toundra afin de marquer les rennes nouveaux-nés © Erika Larsen pour National Geographic.

En revanche, il est courant que les femmes s’orientent vers un emploi à plein temps de professeure, de médecin, de journaliste ou de couturière, pour équilibrer le budget familial fragilisé par la chute des revenus de l’élevage de rennes.

Les Samis parlent… le samien ? Non, ils parlent des langues dites « sames », qui, même au travers des 9 dialectes dérivés qui sont connus, ne ressemblent en rien aux langues scandinaves !

Les langues sames © Terres de Sames

Notons par ailleurs qu’à l’instar des indigènes Tupi-Kawahib vivant dans la forêt amazonienne et qui déclinent notre « vert » en 10 couleurs distinctes, et les Massaïs qui ont quant à eux 15 tons de rouges différents, les langues Sames se composent d’un très riche vocabulaire relatif à la neige et aux rennes. 

Cependant, dans un article pour Géo, Olivier Truc estime qu’en 2016 seulement 40 à 45% des Samis parlaient l’un des dialectes sames. Cela semble peu pour persister au travers des générations à venir, non ? 

Nb. La Reine des Neiges 2 est le premier film Disney à recevoir une traduction en langue same ! Les réalisateurs furent même accompagnés d’une petite équipe de conseillers samis afin de donner vie à la tribu vivant cachée dans la forêt enchantée : la «  Northuldra ».

Chamans ou puritains ? Les deux. D’origine chamanique et animiste, très proche des éléments de la nature, la tradition religieuse samie n’a pas résisté aux évangélisations qui l’étouffèrent. Plus de noaides intercesseurs entre le monde des esprits et celui des vivants ou de culte des ours, mais un Lars Levi Læstadius (1800–1861) qui, vers 1840, imposa une doctrine chrétienne largement puritaine dérivée du luthérianisme. 

Toutefois, certains retournent aujourd’hui à l’animisme chamanique de leurs origines : tout composant de la nature possède une âme et il s’agit de veiller au fonctionnement harmonieux de l’ensemble, sans qu’un groupe (l’homme par exemple) prenne l’avantage en asservissant trop ou mal une quantité d’autres « âmes ».  

Relevons le fait peu commun selon lequel les femmes et les hommes ne prient pas les mêmes dieux, chaque sexe ayant son propre panthéon.

Jeune homme sami préparant à manger dans un lavvu en Norvège © nordic.be

LUTTE! Cet attrait nouveau pour l’ancienne religion accompagne un mouvement général de « retour aux sources » appuyé par une valorisation nouvelle, juridique et morale, des ethnies autochtones qui, en Europe, pris son essor dans les années 1960. 

En effet, en plus d’une christianisation subie, les Samis s’étaient vus confisquer leur territoire au profit des monarchies, notamment de la couronne de Suède qui dès le XVIe siècle leur imposa une taxe sur l’utilisation des ressources (châsse, pêche, plantes) de leurs propres terres !

Le film d’Amanda Kernell  (Sameblod, 2016) dont l’histoire se déroule dans les années 1930 montre combien le racisme et les politiques d’assimilation marquèrent ce peuple. 

L. Sparrok jouant une jeune fille samie dont on prend les mesures crâniennes afin de stigmatiser l’ethnie samie. Dans le film Sameblod, d’A.Kernell, © Sophia Olsson.

Depuis, le militantisme sami fut encouragé par des lois internationales visant à sécuriser le statut et les droits des minorités ethniques. 

Très récemment, ils se dotèrent d’institutions politiques et sociales propres, leur assurant la pérennisation de leurs droits nouvellement acquis face aux pressions économiques.  

« En 1977, la Suède reconnaît enfin les Samis comme un peuple indigène […] Toutefois, les politiques suédoises définissent [la culture samie] dans le cadre très restreint de l’élevage de rennes. Elle exclut toujours ceux qui ne le pratiquent pas de quelques droits et les privent d’une identification à une culture samie », précise le très bon article du Journal International.

L’article ajoute par la suite que : « le Sami Parliament Act de 1992 a réellement libéré les Samis du carcan imposé par l’État suédois. Il stipule que l’appartenance à une identité samie n’est plus corrélée à l’élevage de rennes. Elle est désormais un mélange d’héritage culturel, de langue, de religion, de valeurs et de traditions. » 

Mais, se glissant sur le balancier oscillant sans cesse entre reconnaissance et rejet, rappelons le fait que, contrairement à la Norvège, la Finlande et la Suède n’ont toujours pas ratifié la Convention (n°169 d’ILO) sur les droits des peuples autochtones. Les Samis ne sont donc toujours pas les légaux possesseurs de toutes leurs terres. 

Deux jeune filles amies de Suède protestant contre l’ouverture d’une mine de fer sur leurs terres par une entreprise anglaise. Septembre 2013.
© Johan Sandberg McGuinne/Survival.

Aussi, depuis 1996, les 940 000 hectares qui couvrent les zones de migration des rennes sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que site naturel et culturel. Le territoire appartient donc à l’humanité, c’est bien, mais n’appartient pas à ceux qui l’habitent et le protègent au quotidien.

Après un travail visant à faire connaître cette culture au reste des habitants des pays concernés (Suède, Norvège, Finlande, Russie), le racisme que les Samis eurent à subir ne semble tout de même plus aussi virulent qu’auparavant. 

Mais, ajoutons qu’aujourd’hui encore les Samis ne sont plus autorisés à vivre dans la toundra avec leurs enfants, les conditions y étant jugées trop rudes. En conséquence, les gouvernements obligeant les plus jeunes à être temporairement placés en internat. 

Drapeau de la nation des Samis. Acquis en 1986. Le cercle à la fois rouge et bleu symbolise le soleil et la lune, tandis que les bandes renvoient aux quatre territoires (Suédois, Finlandais, Norvégien, et Russe), ainsi qu’aux couleurs traditionnelles des vêtements samis. Elles s’en réfèrent également aux éléments nécessaires à la survie : le vert pour les plantes, le bleu pour l’eau, le jaune pour le soleil, le rouge pour le feu. 

Selon ce sempiternel mouvement de balancier, en 1986, les Samis parvinrent à présenter leur drapeau, s’identifiant ainsi telle une nation aux yeux de la communauté mondiale.

Autre « micro hommage » : le 6 février est le jour national qui leur est dédié.

En outre ils sont dorénavant représentés par des parlements (il en existe un dans chaque pays), et le sont également pas des maisons culturelles prenant la forme de musées vivants. Ces lieux animés aux activités diverses sont dédiés à faire connaître la culture samie dans toutes ces nuances et à encourager la création contemporaine. Celle-ci se caractérise notamment par le lègue et la légère modernisation du « yoïk », le chant traditionnel sami qui connaît un regain d’intérêt nouveau.

En 2014 par exemple, le chanteur Jon Henrik Fjällgren, Sami de Suède, remportait le prix « Sweden’s got talent ». En 2019 ensuite, c’est avec une chanson mi pop anglaise mi yoïk que la Norvège concourut au festival Eurosong. 

Organisation sociale. Outre un climat rude comptant non pas 4 saisons, mais 8 (avec 70° d’écart entre la période chaude et les périodes plus froides) les protégeant des envahisseurs,

peut-être ce peuple survécu-t-il jusqu’au XXe siècle du fait d’un tau de maternité stable depuis longtemps et portant à 4 ou 5 enfants par foyer ! Un proverbe sami explique en partie ceci par : « un enfant unique, c’est comme l’arbre isolé, seul contre le vent, il n’a pas l’appui de la forêt », cite Christian Mériot (cf. sources). 

Une fillette nourrie un renne lors de la Journée internationale des Samis dans la communauté russe « Kola ». © Lev Fedosseïev/TASS

Ce même C. Mériot rapporte que « si les filles sont estimées capables d’élever les rennes, elles sont perçues comme trop sensibles pour le faire suffisamment bien. » Ceci coule de source, givrée…

Pour ce qui est du mariage, ou des alliances entre familles d’éleveurs, il s’accompagne d’un don de rennes en guise de dote. La jeune femme quitte ses parents avec tout un lot de rennes à offrir à son époux dont elle rejoint le foyer. 

Sven Skaltje, Sami de Norvège, fait bouillir les cornes de deux jeunes rennes mort de faim, afin de les conserver en souvenir. © Erika Larsen pour National Geographic.

Fashion Samweek. Il demeure rare que le costume traditionnel soit porté quotidiennement… Il est désormais réservé aux fêtes et événements spéciaux. 

© nordic.be

S’il est appelé « kofte » par tous, ses motifs et couleurs varient en fonction des origines de celui ou de celle qui s’en revêt. À la manière d’un tatouage maori ou des peintures corporelles amazoniennes, il constitue une véritable carte d’identité.  

Par exemple, la coiffe féminine faite d’une frange de perles (visible sur la photo ci-dessous), indique le statut social d’une jeune femme et précise si elle est mariée, combien d’enfants elle a, où elle vit et à quel point sa famille est riche. 

Tout est bon dans le renne. Les plats traditionnels samis se composent d’à peu près toutes les façons de consommer le renne (en bouillie, sauté, frit…) et d’à peu près toutes les parties comestibles. Une spécialité parmi une montagne d’autre : le renklämma, un wrap de… renne (une fine tartine de pain souple au cumin, enroulé autour d’une tranche de viande). 

Rrenklämma ©receptfavoriter/se

Authenticité factice. L’attrait de voir de « vrais Samis » engraisse la mode de l’activité nouvelle de l’ethnotourisme qui, s’il est plus respectueux des traditions et des coutumes, et vise à maintenir ces dernières plus qu’à les anéantir, il glisse sur la pente du zoo humain plus vite qu’un traineau sami sur la neige ; la limite est tenue.  

Beaucoup des représentants Samis se plaignent d’être transformés en une « nation décorative » rapportait par exemple une enquête (consultable ici).

Aussi, sont monnaie courante les magasins vendant des objets produits par on-ne-sait-pas-très-bien-qui, mais vendus aux touristes par des non-Samis qui ne se privent pourtant pas de les présentent tels des objets authentiques.

Poupées habillées en Samis, vendues aux touristes de la Finlande ©  Shutterstock / theconversation.com

Le développement du tourisme permet, certes, la valorisation d’une culture auparavant méprisée et la poursuite de la confection d’objets sinon oubliés, mais ce tourisme uniformise les traditions et tend à reléguer des symboles forts et anciens au rang de folklore et de grotesque.

Si les Samis vivent ainsi le double tranchant du tourisme, cela ne représente pour les non-samis que des avantages, à savoir les pépettes générées ! 

Environnement. Les Samis doivent surmonter une difficulté nouvelle : le changement climatique. Le réchauffement global a pour conséquences l’instabilité des températures hivernales. Après un réchauffement et un refroidissement successifs, le sol se recouvre d’une couche de glace que les rennes peinent à creuser. Ils ne peuvent donc se nourrir convenablement, renseigne l’UNESCO, et cela met en jeu la survie de la nation Samie dans les années (les mois) à venir.

Sciences secrètes. Avec leur possible disparition (ou leur migration vers le sud et leur assimilation forcée), ce n’est pas seulement un peuple, un type de langues, une culture et un savoir-faire artisanal qui vont disparaître, sinon également un immense savoir scientifique lié aux sols et aux géographies boréales et polaires, sur lesquels le reste de la communauté scientifique mondiale possède des connaissances bien moindres ! 

Un homme sami avec son traineau et ses trois rennes, en Suède © Staffan Widstrand/imagebank.sweden.se.

En quoi souligner l’histoire des Samis est-il intéressant : 

  • Cela témoigne de l’importance de la reconnaissance des ethnies dans leur survie, puisqu’ainsi dotées de droits relatifs à leur mode de vie, on ne peut forcer leur assimilation, les déposséder de leurs biens/terres ou dénaturaliser leur environnement au profit d’entreprises gourmandes.
  • Ceci montre donc également qu’il reste du chemin à parcourir en termes de paternité foncière et légale des terres. Reconnaître une culture et lui accorder le droit de la vivre, c’est bien, mais il est mieux encore de lui donner le pouvoir d’évoluer demain selon sa volonté et non selon les assauts et pressions extérieures. 
  • Cette nation montre une très grande ressemblance de vie, de coutumes (jusqu’à l’abri à forme de tipi), et d’activités (vivre de l’artisanat touristique) avec les indigènes amérindiens des Amériques : les Andins de l’Altiplano, les Mixtèques, Zapotèques, Chiapas, Nahuas ou Totonacs (etc.) d’Amérique centrale, les Cherokees des États-Unis et les Hurons-Wendat du Canada… Bref, de ces humains que l’Occidental a rencontrés et « conquis » sur son chemin. Toutefois, les Samis sont blancs de peau, partagent de grandes similarités phénotypiques avec les occidentaux, et cela change la donne en ce qu’il est plus difficile de « raciser » un humain identique dans ces caractères physiques à son oppresseur. Le mépris dont ils furent l’objet se basa donc, non pas sur du « racisme » proprement dit, mais sur une autre forme de xénophobie plus difficile encore à justifier par les acteurs de ce rejet. En bref, il est réducteur de dire que l’Homme a peur et méprise ceux qui ne lui ressemble pas de prime abord ; et mieux vaudrait-il dire que l’Homme dominant a peur et méprise ceux qui de sont pas de son « clan » (occidental, chrétien, …) en fonction du degré de « civilisation » atteint.

*

Lire des auteurs Samis contemporains ?

Cherchez les noms de Nils Viktor Aslaksen, Rauni Magga Lukkari, John GustavsenAilo Gaup, Erik-Nilsson-Mankok, Per Idivuoma, ou encore celui d’Annok Sarri-Nordrå.

Lire des romans évoquant une communauté samie ? 

Roger Frison-Roche, Le rapt, 1962.  Pour une immersion en clan sami de Norvège, entre vengeances, vols, honneur, traditions et rejet de la société majoritaire du pays. Ainsi que beaucoup des romans d’Olivier Truc.  La qualité littéraire n’est pas garantie!

Dire quelques mots en Sami du Nord * : 

Un homme portant le Kofte sami. © Terres de Sames
  • Bonjour : buorre beaivi
  • Merci : giitu
  • Au revoir : báze dearvan
  • Je m’appelle … : Mun 
  • France : frankriika
  • Culture : mátki / reaisu
  • Je t’aime : mun ráhkistan du
  • Joli : čáppat
  • froid : galmmas
  • Alcohol / la boisson : alkohola / juhkamuš
  • Le renne (domestique) : boazu
  • Le renne (sauvage) : goddi
  • Viande de renne : bohccobiergu
  • Peau de renne : bohcconáhkki

* Si un Sami passe par là, qu’il me corrige vite fait bien fait ! 

Pour aller plus loin :

> Consulter le site de Terre des Sames.

>> Lire l’article du Monde leur étant dédié. (2mn)

>>> Écouter le podcast FranceInter. (7mn)

>>>>  Regarder le film : Sami, une jeunesse en Laponie (Sameblod), par Amanda Kernell.

Mamie samie contente. © nordic.be.

Sources

Publié par Museum Tales

Les arts, mais surtout ceux des "autres" (de peuples non européens), leurs langues et leurs cultures selon toutes leurs formes d'expressions (séries Tv, littérature, gastronomie, urbanisme, carnavals, drogues...) captivent pour 1000 raisons qui, si vous êtes ici, ne vous sont pas inconnues. "Connaître l'autre pour se connaître soit", "connaitre le passé, pour connaitre le présent"... On ne vous apprends rien. Toutefois, comment connaitre l'autre ou les passés de l’Homme d'une manière attrayante ? Peut-être par des présentations courtes et « désnobées » de faits culturels spécifiques, divers et variés, glanées dans les musées et l’Histoire du monde entier. Les arts et les savoirs liés à la culture peuvent aussi être traités par l'anecdote ou avec humour : un peu de légèreté n'entachera jamais l'art ou le fait culturel.

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